Centre Médical Kousmine de Vevey

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Le poids des cancers de par le monde, tant du point de vue de la souffrance humaine que du point de vue de l’économie de la santé, est énorme. En France, il est la première cause de mortalité pour les femmes avant 65 ans, ainsi que la deuxième cause pour les hommes (tous âges) et pour les femmes de plus de 65 ans. La part de l’hérédité des gènes de cancer est faible dans la cancérogénèse humaine, c’est dire l’importance des facteurs environnementaux, c’est dire aussi que les cancers peuvent être prévenus.

Parmi les facteurs environnementaux, l’alimentation joue un rôle majeur, même si ce rôle n’est pas aussi facile à mettre en évidence que celui d’autres carcinogènes environnementaux comme le tabac ou les radiations ionisantes. On a estimé à 30 à 50 % la part de l’alimentation dans la genèse des cancers, mais avec une large marge d’incertitude (10 à 60 %). En effet, l’alimentation apporte à l’organisme une multitude de nutriments et autres micro-constituants qui auront des effets divers, certains un effet inducteur et/ou promoteur de cancérogenèse, d’autres un effet protecteur.
L’histoire de la relation alimentation et cancer remonte dans le temps jusqu’à la dynastie Song en Chine (960-1279 après J.-C.), où le constat de la relation causale entre nutrition déficiente et cancer de l’œsophage était déjà avancé.
Plus proche de nous, les études épidémiologiques décrivant d’une part les incidences des cancers, d’autre part la consommation de divers aliments, ont suggéré que dans certains pays (par exemple, les pays méditerranéens) consommant plus de certains aliments (par exemple, légumes ou céréales) et moins d’autres (par exemple, les produits laitiers) montraient des incidences de cancers plus faibles
D’autres études, dites écologiques, qui comparent la consommation alimentaire et la mortalité par cancers de différentes régions ou pays, ou prenant en compte l’effet des migrations, ont renforcé l’hypothèse de la relation alimentation/cancer. Pourtant, il faudra d’autres études épidémiologiques, dites analytiques (car elles apportent des éléments permettant d’établir une relation de cause à effet entre aliments et risque de cancers), études cas-témoins ou mieux prospectives, pour pouvoir préciser l’effet de certains aliments sur le risque de certains cancers.

Il est maintenant incontestable que l'alimentation contribue de façon importante à influencer positivement le déroulement de la maladie en cas de maladie cancéreuse. Il n'existe cependant pas un régime contre le cancer dans le sens de pouvoir guérir le cancer par ce moyen. Mais l'alimentation peut soutenir de manière efficace les processus de guérison par la prise en compte de certains critères en donnant à l'organisme la possibilité de mieux surmonter la maladie.

La prise en charge alimentaire intervient à plusieurs stades de la maladie cancéreuse déclarée.

  • Pendant la période de chimiothérapie pour alléger le foie et éviter les troubles hépato-digestifs liée aux effets toxiques du traitement
  • Pendant la radiothérapie pour protéger la peau des effets des rayonnements et éviter les brulures
  • En préparation de l'intervention pour faciliter la cicatrisation et donner un contrepoids au choc opératoire
  • Enfin, et surtout, après la fin du traitement pour stabiliser les résultats

     
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Dernière mise à jour le : 11 May 2010.